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29 mai
Amis terriens,
Nous voici repartis des Açores, plus exactement de Ponta Delgada (ile de Sao Miguel) qui est considérée comme la capitale régionale de l’archipel, en direction de Gibraltar.
Vous avez tous entendu parler de l’anticyclone des Açores: et bien, nous y sommesencalminés depuis le départ et seules des heures interminables de moteur peuvent nous sortir de là. Enfin, consolons nous, car en ce moment il y a force 10 à Gibraltar !.
Pour la pêche, toujours rien de nouveau hormis un requin de 1,50 m de long qui nous a dégueulassé tout le pont arrière et que nous avons été obligés de rejeter car on n’a pas de recette pour les ailerons!
Position 37° 34 N et 21° 09 W à 700 miles du détroit
Agnés, Michel et Jean-Marc
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Horta le 22 mai 2009
Bonjour les Amis Terriens,
Après 22 jours de mer, Qu’il est bon de dormir l’esprit tranquille, durant des nuits entières sans bruit autour de soi ! (Vent,
vagues.) Qu’il est bon de manger des steaks ! Qu’il est bon d’aller se promener à pied en ville !Qu’il est bon de discuter avec les voisins ! En résumé qu’il est bon de se reposer !
Nous sommes au port de la ville de Horta, sur l’île de Faial sur l’archipel des Açores, depuis presque une semaine.
Dire que nous faisons du farniente, ne serait pas exact, car nous avions beaucoup de remise en ordre à faire sur le bateau et préparer la nouvelle traversée plus courte vers le continent européen.
Malgré ce programme d’activité soutenu, nous avons eu le loisir de découvrir la ville d’Horta et la petite île de Faial.(22 KM par 15 soit une surface de 173 km2)
La ville d’HORTA :
La première activité est celle du port d’Horta et principalement celle liée à la plaisance. Les activités de pêche et commerciales sont secondaires. La marina propose 300 postes d’amarrage, mais est actuellement trop petite, pour accueillir un nombre croissant de bateaux et des bateaux de plus en plus grands. Il est fréquent d’avoir des voisins dont le bateau a une dimension de 30 mètres de long.
Autour de la marina, sur les murs des brises lames et des môles, les équipages des voiliers de passage peignent leurs noms et logos du bateau. C’est un vaste patchwork aux couleurs flamboyantes. Nous avions rencontré ce même phénomène à Funchall à Madère.
Horta est une longue et étroite ville, attrayante avec un bon choix de boutiques et de banques. (Paradis fiscal pas vraiment, mais lieu où la TVA est plus basse) Le taux de TVA maximal est à 14%, ce qui permet de gagner un peu par rapport aux prix de métropole. Par rapport aux Antilles, les prix sont inférieurs aux Açores.
L’île de FAIAL :
L’agriculture reste la principale activité de l’île (céréales, fruits, élevage, fromage, beurre…). En conséquence les prix de ces produits sont assez bas. A titre d’exemple, le prix au kilo de la côte de boeuf se situe entre 3 et 4 euros.Et la viande est bonne.
Ensuite viennent les activités de pêche de tourisme, commerce, restaurants, cafés. Nous avons pu vérifier tous ces éléments au travers de notre balade sur l’île.
1ere attraction : La caldera située au centre de l’île, dont les dimensions et les couleurs sont grandioses.La route qui mène à cette caldera est bordée de haies d’hortensias bleus, non fleuris actuellement quel dommage.
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ème attraction : La ponta des Capelinhos, à l’ouest de l’île avec son volcan dont la dernière éruption volcanique remonte à 1957 et qui a donné naissance à un nouveau promontoire de 160 mètres de haut et qui ajoute 2,5 km2 de superficie à l’île.Un musée très intéressant est installé dans les sous sol de l’ancien phare détruit en partie pendant l’éruption volcanique de 1957.Près de Horta, une minuscule caldera do Inferno est ouverte sur la mer et s’apparent comme une piscine naturelle.
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ème attraction : Le port de Horta servait de base aux baleinières américaines au 19 ème siècle.Et au 20 ème siècle, une petite industrie s’est développée autour de la pêche à la baleine et au cachalot. Elle transformait les peaux, chairs et os en huile. Cette activité est retracée dans un musée situé à Horta, où les locaux fours et matériels sont exposés.C’est très touchant de voir cesphotos de monstres pêchés au harpon, joncher les quais intérieurs de l’usine.Enfin l’île est très verte avec des essences d’arbres telles que la bruyère, myrte, cèdre. Des villages très récents propres et coquets sont installés tout autour de l’île. Nous avons trouvé une différence notable dans l’organisation des villes et villages des Açores et celle des Antilles.
Autre différence, c’est la température. Pour information, il a neigé sur le sommet du mont Pico sur l’île du même nom, située en face de ma marina de Horta.
En conclusion, nous sommes très satisfaits de notre passage à Faial et nous avons pu également nous reposer de notre traversée. Nous allons être prêts pour repartir pour la nouvelle destination :Soit le sud du Portugal, soit Gibraltar.
Nous partirons d’Horta dimanche matin pour aller sur une autre île des Açores : Sao Miguel avant d’attaquer la nouvelle traversée d’une bonne semaine.
A bientôt
Nous vous embrassons
Michel, Jean-Marc et Agnès
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13 Mai 2009
Bonjour les Amis Terriens,
Nous sommes actuellement, mercredi 13 mai à la position suivante : 37 56N, 35 52 W et nous avons encore 333 miles à parcourir pour atteindre les Açores. Nous pensons arriver samedi 16 mai si tout se passe normalement. Les derniers évènements de ces derniers jours :
Il y a deux jours, Michel repère que subitement le bateau est ralenti sans raison de baisse de vent. La raison, nous tractons un long filet de pêche, qui a dû s’accrocher soit à l’hélice, soit au safran. Nous nous apprêtions à affaler la grande voile pour immobiliser le bateau et faire appel à Michel, l’homme grenouille, lorsque le filet s’est décroché. L’eau n’était plus à la même température et il y avait beaucoup de vagues, donc opération beaucoup plus périlleuse. Nous nous en sommes bien sortis.
Aujourd’hui, nous essayons d’entrer en contact radio avec un catamaran qui navigue à quelques miles de nous. Ne répondant pas, nous laissons tomber. Puis une heure après, nous recevons de ce même catamaran, un avis de panne. Décision : nous nous approchons de lui. Finalement, nous apprenons que le propriétaire du bateau est seul à bord et que son pilote automatique est en panne. Il est à la recherche d’un équipier pour l’aider car il barre depuis 10 jours tout seul. Il va également aux Açores sur la même île. Après une très courte réflexion, Jean- Marc décide de partir sur le catamaran. Côté insolite de l’opération: Nous n’avions jamais vu un transbordement en plein milieu de l’Atlantique, au moyen d’une annexe.
Nous serons seuls Michel et moi jusqu’aux Açores, mais le catamaran a pour mission de nous suivre jusqu’aux Açores.
Nous vous tiendrons prochainement informés des suites de notre voyage.
Nous vous embrassons très fort et merci encore pour vos messages.
Michel, Jean-Marc et Agnès
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11 mai 2009
Les trois de Jakin
Bonjour les Amis terriens,
Déjà 21 jours depuis notre départ de St François en Guadeloupe et 18 jours depuis Barbuda, dernière terre foulée. Tout se passe bien avec notre petite vie réglée, presque rituellique : levée vers 8 heures, radio branchée sur RFI pour la météo puis essai d’analyse de cette dernière, déjeuner, petit lavage (trop peu pour Agnès), puis bricolage, lecture, réglage des voiles, sieste puis doucement le jour s’écoule jusqu’au moment sacrée de l’apéro que nous prenons dehors, chauffés par les dernier rayons de soleil et enfin diner et prise des quarts. Comme vous le voyez, une journée dense et bien remplie.
L’option de monter au nord pour attraper les vents d’ouest porteurs est à ce jour payante car depuis 4 jours, nous avons un vent de sud/ouest qui nous pousse vers les Acores : pourvu que cela dure.
Le 9, notre première touche depuis le départ et une belle réussite: un thon Albacore de 9 Kg qui va nous assurer du frais jusqu’aux iles qui ne sont plus maintenant qu’à 600 milles. Au menu, brochette de thon au curry, darne de thon à l’huile d’olive à la poêle, filet de thon au lait de coco et enfin, pour l’apéro, carpaccio de thon au citron : c’est bon … mais les bouches salivent déjà d’une bonne entrecôte/frites.
Hier, donc le 10 mai, journée peu reposante : vent 25 noeuds avec rafales à 30, mer forte (vagues de 3m et +), ciel bas et gris/noir, pluie fine : on se serait cru en mer du nord !!!. Par contre, record de distance parcourue : 160 milles en 24 heures (moyenne 6,70/heure). Aujourd’hui, le soleil est revenu avec un vent de 15/20 noeuds au portant: que du plaisir !!.
Si le vent est avec nous, nous pensons arriver à Horta, port de plaisance des Acores en fin de semaine, mais vous serez mis au courant en milieu de celle çi. Position le 11 mai à 15 h Paris: 37°48 N et 41°49 ouest
A bientôt sur la ligne et merci pour tous les SMS d’encouragement reçus.
Les trois de Jakin
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9 mai 2009
Bonjour les Amis Terriens,
Avant tout merci pour les nombreux messages que nous avons reçus.
Jean-Luc et Annie, Jacqueline, Martine, Bernadette, Yves et Catherine, Christian et Nicole, Jean-Michel B., Alexis, Simone, Isabelle et Jean-Luc, Gérald et Edwige et j’en oublie sûrement. Mille excuses. Nous avons bien reçu les messages de Roseline et Georges, …Cà marche Roseline !!!
Nous naviguons vent arrière depuis trois jours et nous avons retrouvé un peu de vent bien agréable. Il nous reste moins de 1000 miles à parcourir.
Nouveautés: nous voyons de près et de loin des baleines.
Nous vous embrassons très fort.
Michel, Jean-Marc et Agnès
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6 mai 2009
Bonjour les Amis Terriens,
Depuis plusieurs jours, nous évoluons sur une mer calme, où le vent fait défaut. Comme dit Michel "c’est la pétole". Nous avons sorti toutes les voiles, fait des essais de spi peu concluant, de tangon sur le génois un peu plus efficace; le moteur nous aide bien également (250l de réservoir + 250 l en bidons).Nous sommes à proximité du centre d’un vaste anticyclone, donc peu de vent (5/10 noeuds).
En fait, la stratégie aurait été de monter au 40
ième nord, mais comme une grosse dépression est prévue en atlantique nord pour la fin de semaine, la raison nous a guidé avec prudence donc avec "pétole".L’objectif est de profiter de cette dépression sans en subir trop la force: c’est de la stratégie de voile sans avoir comme objectif le record de la traversée (3,5 jours !!).Nous cheminons maintenant tranquillement vers les Açores, il nous reste 1250 milles à parcourir. Nous sommes au point 36°33 N et 55° W. Comme le poisson n’est toujours pas au rendez-vous et que Terre-neuve n’est qu’a 3,5 jours de voilier de notre point, nous envisageons d’aller y faire notre marché de morues. (non, on déconne).
Il faut reconnaître que nous pouvons nous déplacer aisément sur le bateau depuis que nous ne naviguons plus au près, mais vent arrière. Ce qui nous permet de vivre plus normalement et mieux nous reposer. Il fait du soleil et il ne pleut pas.
Emploi du temps de la journée : Matin: météo sur RFI, petit déjeuner, travaux en tout genre sur le bateau pour les hommes, préparation des repas pour Agnès, lessive ménage, statistiques des miles parcourus en 24 heures, repas. Après midi : Sieste, lecture, surveillance du bateau, stratégie de navigation sur ordinateur, apéro, repas. Nuit : quarts de nuit et repos.
Depuis deux jours, nous avons droit en journée à des ballets de dauphins (tachetés d’Atlantique). C’est toujours une attraction à ne pas manquer. Et n’oublions pas de mentionner, la musique bien sympathique, annonçant la réception d’un message sur le téléphone satellite, qui rythme nos journées.
A bientôt pour d’autres nouvelles.
Nous vous embrassons très fort.
Michel, Jean-Marc et Agnès
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2 mai 2009
Bonjour les Amis Terriens,
Alors que vous alliez en forêt, à la cueillette de quelques brins de muguet, nous continuions à remonter sur l’océan atlantique. Nous n’avons pas trouvé de muguet, mais de nombreuses membranes de méduses et des centaines de chapelets d’algues ou de plantes. Seraient-ce les algues qui nous empêchent de pêcher ? Les temps sont durs pour la pêche.
Nous avons passé les trois jours derniers dans des conditions de navigation plus aisées. Nous avons conservé la même allure (au près du vent). Mais hélas, depuis ce matin nous avons retrouvé les vagues et la gite. Nous espérons avoir du vent d’est, Sud Est pour prendre le cap des Açores. Nous sommes actuellement à la position suivante : 32 02 N et 62 00 W. Finalement nous ne passerons pas aux Bermudes, cela nous évitera environ 150 miles.
Pendant les trois jours d’accalmie, nous avons fait de l’entretien sur le bateau et diverses bricoles. La plus spectaculaire, jeudi 30 avril vers 8 heures du matin, Michel s’est aperçu que la corde de la dérive s’était cassée. La solution : Immobiliser le bateau. Heureusement, il n’y avait pas de vagues et Michel a fait l’homme grenouille en plongeant sous le bateau pour passer une nouvelle corde et faire des noeuds. Sympa la baignade dans 3000 mètres d’eau. Le soleil était au rendez-vous. Et l’eau, plus que 22 °C .Fini les Antilles. Pendant ses travaux sous marins, Michel a été accompagné par trois daurades coryphènes, qui s’étaient approchées du bateau, comme des curieuses. Hélas il n’avait pas le fusil de pêche avec lui!
Les travaux de réparation terminés, nous avons mis les voiles !!! Les statistiques de progression sont nettement moins favorables qu’à aller. Il nous reste encore plus de 1600 miles à parcourir pour arriver aux Açores et comme nous faisons des zig zag (Pour Janine et Georges, lire des Zig et des Zag), nous allons en parcourir beaucoup plus que 1600. La patience est de rigueur, mais c’est plus facile à écrire qu’à mettre en application.
Nous économisons l’eau et les vivres au maximum pour tenir le plus longtemps possible. Il nous faudra encore probablement trois semaines pour atteindre les Açores.
Nous vous souhaitons un bon week-end ensoleillé et vous embrassons bien fort. A bientôt.
Michel, Jean-Marc et Agnès
PS : Pour Yves et Catherine, Alexis, Claudine, Jacqueline Gustin, Annie et Jean-Luc, Simone. Merci pour vos gentils messages que nous avons bien reçus. Nous n’oublions pas Philippe qui est en contact régulier avec nous, et que nous remercions également.
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Lundi 28 avril
Bonjour les Terriens,
Depuis notre pause à Barbuda, la croisière ne s’est pas amusée.
Les conditions de mer ont été difficiles du vendredi 24/04 à Mardi matin 28/04 : Mer formée et navigation au près du vent, ce qui a entraîné beaucoup de gite. De plus il a fallu à nouveau caler nos estomacs à ce genre de navigation.
Aujourd’hui la mer est meilleure. Nous allons probablement nous arrêter aux Bermudes, (d’ici environ 4 jours de navigation) car nous n’arrivons pas à remonter plus au nord, compte tenu du vent de Nord – Nord Est. C’est une hypothèse vraie à ce moment. … A suivre.
Miles bises à vous et merci pour vos précédents SMS qui sont très appréciés.
Les Océaniens du Jakin.
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Vendredi 24 avril 2009 :
Bonjour les Amis Terriens,
Les vacances aux Antilles ont pris fin.
Snif, Snif …
Nous avons quitté la Guadeloupe, dimanche après midi … et les amis qui y résident.
Nous sommes, aujourd’hui mardi, à
Antigua, ile au nord de la Guadeloupe et nous lèverons l’ancre demain, si la météo est favorable.
Nous allons attaquer la traversée vers les Açores, d’une durée approximative de trois semaines et 2300 miles à parcourir.
Nous vous tiendrons informés régulièrement de l’avancée de la transat.
Vos SMS par internet seront toujours les bienvenus.
Nous vous embrassons tous bien fort.
Michel, Jean-Marc et Agnès
Les premiers mois de l’année 2009
C’est avec plaisir que nous avons repris notre bateau JAKIN le 12 janvier 2009 pour nous rendre en 4 jours de navigation de Saint François en Guadeloupe au mouillage du Marin en Martinique.
L’alizé assez fort nous a apporté une navigation sportive, nécessitant beaucoup d’attention et donc de fatigue.Il a fallu également nous ré amariner et caler notre estomac. Nous avions gardé en mémoire les vents beaucoup plus faibles de notre retour du Venezuela en catamaran, en novembre 2008.
Nous rentrions dans une nouvelle saison de voile avec notre fidèle JAKIN.
Les Grenadines
Après quelques avitaillements et l’arrivée de nos amis de Clermont, nous avons mis le cap vers les Grenadines pour deux semaines
L’alizé est resté fort sur cette période et nous a apporté des conditions de voile assez musclées, surtout pour le retour. (Navigation au près avec de fréquents grains. Soit 30 à 40 nœuds de vent sous les grains)
Les mousses ont assez bien assuré et ont essayé d’exécuter au mieux les ordres du capitaine, qui avait pris la barre et délaissé le pilote automatique, pendant ces périodes intenses.
Que dire des Grenadines, si ce n’est se répéter :
Le développement touristique des îles de Sainte Lucie, Saint Vincent ; paysage de carte postale à Mayreau, vie de Robinson et plongée avec les poissons dans les eaux des lagons des Tobagos Cays, style de vie relax sur l’île d’Union, la saveur des langoustes dont les prix ont un peu augmenté en un an.
Et fêter la sainte Agnès aux Tobago avec un menu langouste et champagne, à bord du bateau avec des amis fait partie des excellents moments de la vie.
La Guadeloupe
Fin janvier, encore en Martinique, nous apprenions le début des grèves en Guadeloupe.
Malgré cette information, nous avons continué notre projet de retourner sur Saint François, tout en adaptant notre itinéraire à la situation.
C’est ainsi que nous avons fait une escale à Roseau, capitale de la Dominique, afin de nous reposer du voyage et nous réapprovisionner en fruits et légumes au marché ainsi qu’en carburant pour l’annexe.Nous avons essayé d’anticiper les futures pénuries de la Guadeloupe.
Ce séjour rapide nous ayant convenu, avons décidé d’y revenir ultérieurement et plus longuement.
Le 3 février 2009, nous étions de retour à Saint François, après encore fois une navigation sportive.Malgré l’habitude, nous préférons les mers moins remuantes.
Le passage rapide à saint François nous a permis de rencontrer les copains de ponton et les amis terriens, mais également de vivre les effets de la grève. A cette période, nous avons connu les pénuries de carburant pour les Guadeloupéens, les magasins sans approvisionnement régulier, les coupures d’électricité sur le ponton. Des désagréments mais pas trop de tension à Saint François.
Le 8 février 2009 nous repartions de Saint François pour nous faire comme prévu un petit tour des îles voisines (Petite Terre, Marie Galante, les Saintes) et les côtes de Guadeloupe non encore visitées en bateau. (Basse Terre, Mal endure.)
Une fois encore la houle de Nord, les vents bien soutenus nous ont obligé à changer nos itinéraires.
D’autre part nous avons été bloqué trois jours au retour, sur l’île de Petite Terre en face de Saint François, à cause de la forte houle qui rendait la passe de sotie du lagon impraticable. Mais être bloqués dans un lagon, avec des vivres à bord, ce n’est pas tellement une punition, mais plus exactement un bon moment. Nous vous rappelons que Petite Terre est une réserve, sans habitant, à l’exception des gardes qui séjournent par roulement dans les dépendances du phare.
Dans le cadre de ce périple, nous avons découvert le site magnifique de l’îlet Pigeon (en face de Malendure sur la côte ouest de Basse Terre). C’est le royaume des plongeurs en Guadeloupe. Nous avons eu le plaisir de nager parmi les bancs de poisson de toute sorte, au dessus de dénivelés de 10 à 15 mètres…Il s’agit d’un site d’une grande beauté, à découvrir impérativement.
Infos grève
Au mouillage de Deshaie (petite ville au nord de la côte Ouest de Basse Terre), la réalité nous a rattrapé et nous avons pris conscience concrètement de la complication de la grève.Dans cette ville, connue pour être un bastion syndicaliste, de nombreux magasins dont les rideaux étaient baissés, ont été largement tagués. Des propos en créole attestent du mal être et de la volonté de changement de la société guadeloupéenne.
Les grèves ont paralysé le fonctionnement de nombreuses administrations (DDE, services de Météo France, …), ce qui nous a également amené à modifier nos itinéraires.Par exemples, les ponts enjambant la Rivière Salée (rivière reliant le Nord de Basse Terre à pointe à Pitre) restant fermés, nous avons dû revenir en arrière.Météo France ne diffusant plus les bulletins météo, nous avons dû composer avec le vent et éviter de se mettre en difficulté.
Malgré ces inconvénients, nous sommes revenus à Saint François le 21 février 2009.
A cette date, les magasins étaient relativement vides. Exemple : trouver du beurre fût peine perdue.Nous nous sommes contentés du dernier paquet de margarine qui restait dans l’unique magasin qui en proposait. Pour faire une simple course, il fallait compter deux heures, le temps de passer dans tous les magasins et de faire la queue au caisse. Par ailleurs, l’approvisionnement en fruits, légumes et viande était relativement simple, car il s’agit de produits locaux.
A Saint François, la semaine précédente avait été également difficile (barrages, voitures brûlées, jets de pierres…). En revanche, Pointe à Pitre a été beaucoup plus touchée (magasins brûlés, barrages impressionnants, matériels routiers saccagés…)
Les salariés, qui rejoignent normalement quotidiennement Pointe à Pitre, sont restés chez eux, du fait des grèves. Leur employeurs les obligeaient à prendre des congés ou commençaient à parler de chômage partiel. Pour ces personnes la grève devient difficile à supporter, et les tensions dans les entreprises existent réellement.D’autres salariés grévistes ne sont plus payés depuis plus d’un mois et les difficultés financières sont bien là. La lassitude s’installe, même si le mouvement continue car tous les points de revendication ne sont pas réglés. L’opposition entre les Guadeloupéens Noirs et les Guadeloupéens Béqués commence à être exprimée.
Comme le pouvoir économique est fortement détenu par les Béqués, et que les Noirs ne supportent plus vraiment cet état de fait, ces derniers revendiquent et ont recours à ce nouveau collectif LKP pour exprimer les excès de la « profitation » mot créole Le chemin est long et périlleux.
Après un passage technique rapide au port de Saint François (Lessives, contacts téléphoniques, messagerie Internet, ménage et réjouissances du genre…), nous avons repris la mer le 25 février 2009, pour nous diriger à nouveau vers les îles des Saintes, où des amis de Guadeloupe passaient quelques jours de vacances sur Terre de Haut.
La Dominique :
Depuis le 27 février 2009, date de notre départ des Saintes, nous séjournons au mouillage de Portsmouth au nord Ouest de l’île de la Dominique.
Chose promise en janvier, chose faite en mars ; nous allons passer quelques jours en Dominique.
Portsmouth est une ville d’environ 10 000 habitants, située au fond d’une large baie, assez bien protégée des vents et jonchée de carcasses d’anciens gros bateaux de pêche échoués depuis de nombreuses années Personne n’a les moyens de faire disparaître ces épaves.
Comme de nombreuses baies des Antilles, celle -ci a souffert de la houle d’Ouest, faisant suite au cyclone Omar d’octobre 2008. Aussi les maisons de front de mer sont largement endommagées. L’intérieur de la ville est également vétuste. Cependant il y a de la vie et de l’activité. En effet cette grande bourgade est animée par les passages des paquebots et des plaisanciers.Autour de cette présence régulière de touristes, s’est organisée une activité de taxis qui acheminent les personnes vers les petits sites touristiques du coin et vers la capitale Roseau.Autre pôle d’intérêt : la rivière indienne, entrelacs de lianes et de racines géantes.
Mardi 3 mars 2009, nous avons emprunté un de ces taxis collectifs pour nous rendre à Roseau, où nous nous étions arrêtés en fin janvier avec notre bateau.
Roseau est la capitale de la Dominique, et comme Portsmouth, la ville est très vétuste, mais encore plus animée, du fait de l’arrivée quasi journalier de paquebots.
La ville vieillotte, relativement délabrée propose néanmoins de nombreux services modernes et produits d’actualité.
La pauvreté est bien là en témoignent les mendiants, les inactifs, les petits vendeurs des rues…mais nous n’avons ressenti aucune agressivité. Le mot d’ordre doit être l’accueil des étrangers.
Nous ressentons une volonté de ce pays d’aller de l’avant, de créer de la richesse par des activités agricoles et touristiques.Le dynamisme est bien présent. Surprenant, mais vrai, une université de médecine américaine s’est installée à Portsmouth depuis plusieurs années, et devrait revenir à la Dominique prochainement.
Voilà où nous en sommes de notre découverte de la Dominique et nous vous proposons maintenant de revenir à notre projet des prochaines semaines.
Nous attendons que l’activité reprenne normalement en Guadeloupe, pour réaliser des courses de matériels nautiques en vue de la préparation de notre bateau pour notre retour vers la métropole.
Notre départ de Saint François est pour l’instant fixé aux alentours du 15 avril 2009 et notre arrivée en méditerranée s’établirait vers la fin août 2009.Nous aurons l’occasion de vous en reparler.
Mais avant cette nouvelle grande traversée, nous allons accueillir des amis de Montluçon pour une durée de trois semaines à compter du 21 mars. Nous allons essayer de leur faire partager le plaisir de la navigation dans les îles de la Guadeloupe.
A très bientôt.
Michel et Agnès
Amalia ; arrivée le 17 janvier à 19H40 à FDF et départ le 31 janvier à 22H15
Cyrille; 7 fevrier au 22 Fevrier
Georges et Janine Arrivee le 21 mars à 16h25 à PaP et départ le 9 avril 19h
Philippe et Yannick :du 23 fevrier au 19 mars
Message du 1er décembre 2008
18 jours à Puerto La Cruz et le retour en Guadeloupe.
Puerto La Cruz
Cette étape restera à jamais gravée dans nos mémoires, notamment celle d’Agnès, puisque c’est le lieu où elle apprît le décès de sa maman, survenu le 8 Octobre 2008.
Puerto La Cruz est située sur la côte Nord du Venezuela à environ 400 Kilomètres de Caracas (la capitale du Venezuela). C’est une ville de 600 000 habitants, dont l’activité principale est le pétrole. Le tourisme est la plaisance occupent également une place importante dans l’économie locale.
Il n’est pas rare de croiser dans la baie de Puerto La Cruz, une quinzaine de pétroliers en attente de chargement.
Puerto la Cruz constitue un bon abri pour les voiliers, car les marinas sont situées en fond de la baie, lovées dans de larges canaux, qui étaient autrefois des lagunes.
Pour les plaisanciers, cette ville constitue une bonne escale technique, pour y faire réaliser des travaux de sellerie, tauds, couvertures en toile…à des prix très abordables.
Nous n’avons pas dérogé à la règle car André et Michèle ont fait faire de jolis coussins pour leur catamaran.
Nous avons profité de cette escale pour faire quelques achats pour notre propre bateau resté au port de Saint François en Guadeloupe : (Tissus, antifouling, peinture, un petit climatiseur…)
Comme la marina, où nous étions basée, est située à quelques kilomètres du centre ville, nous avons eu recours aux vieux taxis (vieilles américaines) pour aller faire nos achats. C’est assez folklorique, mais très bon marché.
Durant notre séjour, il a fait très chaud et nous avons connus les lointaines conséquences du cyclone OMAR qui a touché les îles de Saint Barth et de Saint Martin au nord des Antilles.
Durant une semaine nous avons eu des orages sans gravité presque tous les jours.
Les marinas sont assez étouffantes et les moustiques bien présents.Heureusement que nous avions encore en tête la « fraîcheur » des lagons des Roques et des Aves.
Initialement, Michel et moi, devions faire une balade de plusieurs jours dans le delta de l’Orénoque, à l’intérieur du Venezuela, mais les diverses perturbations du moment nous ont fait renoncer à ce projet qui demandait plus de temps et de sérénité.
Alors que dire du Venezuela ?
Nous avons ressenti une forte tension, occasionnée par les élections des gouverneurs de novembre 2008. A cette époque, l’opposition au pouvoir en place, pensait pouvoir remporter ces élections et affaiblir le parti de Chavez. Finalement ce scénario n’a pas abouti.
Les attaques régulières des touristes étrangers amènent également un regain de peur tant chez les touristes que les chez les vénézuéliens.
Les auteurs de ces attaques sont des voyous qui cherchent avant tout de l’argent chez les touristes et les plaisanciers.
En qualité d’étranger, il est préférable d’être prudent et vigilant, mais il ne faut pas dire que le Venezuela, est le pays de la terreur. Attention à la psychose qui gagne facilement le monde des plaisanciers.
A notre avis, il s’agit d’une rivalité entre des personnes susceptibles d’avoir de l’argent (Les propriétaires de bateau) et les infortunés des Barrios.
Notre expérience du Venezuela a été pour nous positive. Nous avons rencontré des personnes accueillantes, souriantes, prêtes à nous aider et à communiquer.Elles étaient également dans une démarche de prévention à notre égard.
Notre souhait est d’y retourner une autre fois afin d’approfondir notre connaissance du pays.
Les étapes du retour vers la Guadeloupe.
Le 22 octobre 2008, nous partions de Puerto La Cruz pour nous rendre dans le port de Cumana, situé dans la baie de Carriaco .L’objectif était d’acheter du gas-oil à la pompe, mais ce jour là, la pompe était vide. Donc, nous avons poursuivi notre chemin maritime le lendemain matin.
La destination suivante était Chacachacare, un petit village sur l’île de Margarita, où nous allions faire le carénage du catamaran tant attendu.
Nous avons beaucoup apprécié de retrouver les paysages montagneux de Margarita, les couchers de soleil majestueux, et leur multitude de couleurs.
Ce petit village est assez isolé des autres villes de l’île (Punta de Piedra, Porlamar…) et s’organise autour du chantier naval, très fréquenté. Nous avons constaté une fois de plus, l’hospitalité des habitants de ce village et leur capacité à offrir un réel service de qualité aux plaisanciers
A ce point d’étape nous avons pu enfin acheter du gas-oil, qui nous a été livré par fût, directement sur le bateau. Le prix était légèrement plus cher que sur le continent Vénézuélien, mais restait plus qu’abordable pour notre bourse. Un ordre d’idée pour les curieux, nous avons acheté 700 litres de gas-oil pour 50 euros soit environ 7 centimes d’euro par litre.
Le 28 octobre au matin, nous partions pour Porlamar, sur l’île de Margarita .Nous y sommes restés deux jours le temps de faire quelques courses et de dépenser nos derniers bolivars.
La dernière étape au Venezuela serait celle de l’île des Testigos, où nous avons retrouvé Chonchon et son grand chapeau. Nous vous avions parlé du personnage lors d’un précédent message en septembre 2008. Nous disions ainsi au revoir à ce beau pays : Le Venezuela.
Puis vint le temps de faire la traversée de nuit vers l’île de Grenade aux Grenadines, que nous avons rejointe le dimanche 2 novembre 2008.
Ensuite, le grand classique des Grenadines : Les escales dans les îles d’Union, Saint Vincent, et Sainte Lucie.
Le samedi 8 novembre nous étions au mouillage de SAINT-PIERRE en Martinique au pied de la montagne Pelée.Nous avions retrouvé la France et les Euros. Quel changement dans les prix…par rapport à ceux du Venezuela. D’autre part la houle d’ouest, qui a frappé les côtes de la Martinique, au moment du Cyclone OMAR, a une fois de plus dévasté les pontons et les plages. Saint- Pierre a encore souffert et devient de plus en plus désolé.
Après une escale d’une soirée sur l’île de la Dominique, nous avons retrouvé le lundi 10 novembre vers 14 heures la marina de Saint François en Guadeloupe, le point final de notre croisière de plus de trois mois.
Nous étions heureux de retrouver notre bateau JAKIN, en pleine forme et de rencontrer à nouveau les amis de Saint-François.
Les retrouvailles ont été arrosées comme il se doit, et ont donné lieu à d’agréables échanges amicaux.
Jusqu’au début janvier 2009, nous restons à Saint François, hormis les 4, 5, 6, 7,8 décembre 2008, où nous allons caréner notre bateau à la Marina de Pointe à Pitre.
Nous vous retrouverons pour un prochain message début 2009. En attendant, nous vous souhaitons d’agréables fêtes de fin d’année. Nous vous embrassons et vous remercions de votre fidélité dans le suivi de nos promenades.
Michel et Agnès
Message du 1er octobre 2008 : Les Roques et les îles des Aves au Nord du Vénézuela
Bonjour les Amis,
A la saint Michel nous quittons avec regret l’archipel merveilleux des Roques.
Les Roques constituent une incroyable zone de balades, d’une superficie de 1125 kilomètres carrés, parsemées d’îles à l’abri de la barrière de corail. Les eaux de ces lagons varient entre le bleu ciel, bleu turquoise et le bleu piscine, en fonction de la lumière du soleil et des fonds.
Cet archipel, classé comme parc naturel protégé, est rattaché au Vénézuela .Une quinzaine d’îles constitue ce lieu paradisiaque.
La première étape fut l’île de Gran Roque, où nous avons réalisé les formalités d’entrée dans ce par cet un premier ravitaillement d’alimentation dans un magasin au village.L’approvisionnement de ces magasins se fait en fin de semaine au moyen de petits bateaux qui mouillent dans la baie. Les techniques de déchargement sont assez basiques et nécessitent beaucoup de main d’œuvre.
Le village vit du tourisme. Un petit aéroport très actif surtout les week-end, permet aux touristes d’accéder à cet archipel.De nombreuses chambres d’hôtes (posadas) s’égrènent le long des rues en sable du village.Aucune voiture ne circule dans les rues de Gran Roque.
Une usine de désalinisation de l’eau de mer alimente le village.Nous avons fait également le remplissage gratuit des cuves du bateau.
Le village est charmant, où il est agréable de prendre un verre dans un café de la plage, au moment du coucher du soleil.Encore des couleurs magnifiques.
Après ce passage dans le monde civilisé, retour à la vie de Robinson Crusoe, dans les îles suivantes :Francisquis, Noronsquises, Sarki, Dos Mosquinos.
Nous passons notre temps à plonger, admirer la faune, la flore sous marine dans les récifs coralliens.Quel plaisir, quelle liberté de nager dans les eaux claires et bleues de ces lagons, de tomber nez à nez avec un superbe poisson.
Nous naviguons avec le bateau SAOUFE (Daniel et Colette dit Coco) et nous avons rencontré trois autres bateaux au mouillage de Gran Roque (Connaissance de SAOUFE).Ces trois bateaux nous précèderont dans tous les mouillages jusqu’aux îles des Aves. Grâce à eux nous aurons la chance de manger 5 langoustes.Michel est plus chanceux à la pêche à la traîne, qu’à la pêche aux langoustes.Le jour où il en a pris une, il s’est fait repérer par les gardes côtes !!!Dommage elle était parait-il très belle.
Nous serons du 22 septembre au 25 septembre sur l’île de Barlovento sur le petit archipel des Aves, (les oiseaux), plus à l’ouest des Roques.
Il s’agit d’avantage d’un paysage de mangroves que de lagons avec des plages de sable blanc des Roques.
En plongée (masque et tuba) nous passons d’un niveau de 50 centimètres d’eau à des fausses de plus de 10 mètres d’eau.Le passage vers le grand bleu est magnifique.Les poissons sont de belle taille (Perroquets, poissons soldats, poisson trompette, mérous, carangues, sardes, poisson papillon, poisson ange, barracuda, girelles, poisson chirurgien, thazard, carrelet, baliste, poisson coffre, diodon …)
Le 26 septembre, nous entamons le retour vers les Roques, avec une escale à Cayo de Agua puis Gran Roque pour le ravitaillement.
Avant le départ des Roques, nous faisons notre dernier mouillage de Madrisqui Cayo Pirata.
Nous fêtons par avance le dimanche 28 septembre les Saint Michel et Michelle et le départ des Roques, en présence de Daniel et Coco.
Lundi 29 septembre, nous nous dirigeons vers l’île de Tortuga, où nous sommes déjà passés à l’aller.
Nous resterons sur les îles de Tortuga jusqu’au samedi 4 octobre, avant de partir pour Puerto La Cruz, où le catamaran sera caréné pendant une semaine.
Nous serons joignables par mail à Puerto la Cruz.
Nous vous embrassons.
A très bientôt.
Michel et Agnès
Samedi 13 septembre 2008
Bonjour les Amis de Métropole,
La croisière continue…
Nous vous avions laissé aux portes de Puerto la Cruz le 1er septembre lors de notre précédent message.
Puerto la Cruz.
Nous avons eu un aperçu très limité de la ville, car nous sommes restés essentiellement dans une marina, pour y organiser notre prochain passage en début octobre. En effet Michelle et André vont faire caréner leur catamaran en octobre à la marina de Bahia Redonda à Puerto la Cruz. Nous aurons alors l’occasion de vous reparler de la ville ultérieurement.
Cependant nous avons tout de même découvert une immense marina faite de canaux intérieurs, bordés de villas somptueuses ou plus exactement de véritables palais. A qui appartiennent ces constructions ? Nous avons eu une version : Ces maisons appartiendraient à des sociétés pétrolières américaines qui les loueraient à leurs salariés en poste au Vénézuela.
Il faut effectivement vous préciser qu’à l’entrée du port de Puerto la Cruz, il y a en permanence, une quinzaine de pétroliers en attente de chargement autour des installations pétrolières.
Nous avons acheté du gaz oil au prix de 2 centimes d’euro le litre. Qui dit mieux !!!
Les prix des produits alimentaires frais (fruits ,légumes ,viande) que nous achetions au marché étaient bas pour nous.Avec 20 euros nous avons acheté 4 kilos de viande et 6 ou 7 kilos de fruits et légumes.
D’autre part en ville nous avons trouvé un magasin de tissus immense, proposant une diversité importante de produits et à des prix bas.
L’île de la Tortuga (la tortue)
Du 5 septembre au 10 septembre, nous avons le bonheur de profiter des eaux turquoise des lagons de l’île de la Tortuga située au nord ouest de Perto la Cruz.
Le mieux pour vous faire une idée précise de notre cadre de vie c’est de regarder les photos sur notre blog. Nous n’avons pas forcément les bons mots pour décrire ces sites si enchanteurs.
Nous avons découvert trois mouillages : Playa Caldera (avec un petit aérodrome et un petit hôtel de plage), Los Palanquinos (très sauvage) puis enfin Cayo Herradura (un mouillage superbe avec un petit village de pêcheurs). Nous avons eu la chance de découvrir les fêtes de la Vierge de la Vallée de Margarita le 8 septembre 2008 au mouillage de Cayo Herradura.A notre avis il s’agit plus d’une vénération de la Vierge assez proche de la vénération des anciens Dieux Incas. En cette journée d’anniversaire de la Vierge, l’alcool coule à flot.Les pêcheurs étaient très gais ce jour là. La fête dure tout le mois de septembre et la journée du 8 est fériée.Cette coutume est valable dans toutes les îles autour du Vénézuela.
Les Roques
Nous avons quitté notre coin de paradis le 10 septembre 2008 vers 16H15 pour nous diriger de nuit vers l’archipel des Roques.La navigation de nuit s’est bien passée et vers 9H30 le 11 septembre nous jetions l’ancre au premier mouillage des Roques : El Gran Roque
C’est la seule île de l’archipel qui possède un village (entre 1500 et 2000 habitants) et une petite montagne. Les autres îles sont faîtes de sable.
Ce village vit uniquement du tourisme.Un petit aéroport très actif surtout le week-end permet l’arrivée des touristes sur l’île.Les touristes venant du Vénézuela, et du monde entier logent dans des superbes Posadas (Petits hôtels de type bed et breakfirst) et visitent les îles alentours sur des gros catamarans.Rien à voir avec le tourisme des côtes Espanoles et des Canaries que nous n’avions pas apprécié l’année dernière.
L’approvisionnement de l’île se fait une fois par semaine au moyen de bateaux de commerce.
Les rues du village sont en sable, il n’y a pas de voitures sur l’île, exceptée une voiture de pompiers sur l’aéroport. Tout le monde se promène à pied.
Il est possible de trouver sur l’île des magasins d’alimentation, de vêtements de plage, des services Internet et de téléphone, des petits restaurants…
Mais comme il y a des habitants toute l’année, il y a également des structures administratives , une banque, une école et des églises.La fête de la vierge de la vallée est aussi en vigueur aux Roques.Tout un programmes de fêtes religieuses est prévu pour le mois de septembre 2008.
Cette étape à Gran Roques est pour nous un moyen de réapprovisionnement en produits frais, en eau.
Il ne pleut que très rarement sur l’île mais l’eau provient d’une usine de désalinisation de l’eau de mer.
Nous allons rester dans ce lagon jusqu’à dimanche 14 ou lundi 15 septembre, puis ensuite nous irons nous aussi, découvrir ces superbes îles de sable de l’archipel des Roques.
Merci pour vos mails que nous lisons à chaque étape Internet à terre et à bientôt, après notre séjour aux Roques.
Nous vous embrassons très fort.
Michel et Agnès